Tensions entre l’Inde et le Pakistan suite à un raid aérien contre un camp d’entraînement du groupe islamiste

L’Inde a assuré avoir mené un raid mardi contre un camp d’entraînement du groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, au Pakistan. Depuis, les relations entre les deux puissances nucléaires se sont tendues.

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La situation s’embrase au Cachemire. Cette région disputée par l’Inde et le Pakistan connaît un regain de tensions depuis mardi. Le Pakistan dit avoir «abattu» deux avions indiens survolant son espace aérien. «En réponse à des frappes de l’armée de l’air pakistanaise ce matin (…), l’armée de l’air indienne a traversé la Ligue de contrôle» qui sert de frontière entre l’Inde et le Pakistan dans la région du Cachemire disputée entre les deux pays, a tweeté mercredi le porte-parole de l’armée pakistanaise. Le pays a fermé son espace aérien et des consignes ont été données aux compagnie aériennes pour qu’elles suspendent leurs opérations au Pakistan.

Le général Asif Ghafoor a également ajouté que deux pilotes indiens avaient été arrêtés et l’un d’eux conduit à l’hôpital. L’un des avions est tombé au Cachemire indien et le deuxième du côté pakistanais.

Auparavant, c’est l’Inde qui avait accusé des avions pakistanais d’avoir violé son espace aérien. Un haut responsable du gouvernement de l’État du Jammu-et-Cachemire a assuré à l’AFP que deux chasseurs avaient franchi la frontière de facto au Cachemire et été repoussés par l’armée indienne. D’après l’agence de presse indienne Press Trust of India (PTI), des bombes auraient été larguées sur le chemin du retour. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a lui affirmé que des «cibles non militaires» avaient été visées pour éviter des «pertes humaines et des dommages collatéraux». Au moins cinq aéroports ont été fermés du côté indien et de nombreux vols annulés.

Premier raid indien depuis 1971

Cette flambée de tensions fait suite au raid mené par l’Inde mardi contre un camp d’entraînement du groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, dans la région de Balakot au Pakistan. C’est ce même groupe qui avait revendiqué l’attentat suicide dans la partie indienne du Cachemire le 14 février, tuant au moins 40 paramilitaires Indiens. Les autorités indiennes ont dit craindre de nouveaux attentats sur leur territoire. L’armée de l’air indienne n’avait plus bombardé son voisin depuis la guerre de 1971. Les voisins ennemis, détenteurs de l’arme nucléaire, se sont livrés à plusieurs guerres dans le passé notamment à cause du Cachemire.

Les deux puissances ont toutefois réaffirmé leur volonté de limiter le risque d’escalade. La ministre indienne des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, a promis depuis la Chine que son pays continuerait d’agir «avec responsabilité et retenue». Son homologue pakistanais a lui aussi tenté de calmer le jeu: «le seul objectif est de démontrer notre droit, notre volonté et notre capacité d’autodéfense». Asif Ghafoor a confirmé que le Pakistan ne voulait «pas aller vers la guerre» avec l’Inde. Les États-Unis ont également exhorté l’Inde et le Pakistan à éviter toute «escalade».

Source : LEFIGARO

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