Tensions dans les quartiers: "l'effet de la dureté du confinement", selon Castaner -

Tensions dans les quartiers: « l’effet de la dureté du confinement », selon Castaner

Christophe Castaner a fait valoir jeudi que les tensions actuelles dans certains quartiers populaires étaient dues notamment à « l’effet de la dureté du confinement ».

Invité de BFMTV/RMC, le ministre de l’Intérieur a expliqué qu’il y avait « plusieurs causes » aux violences survenues depuis plusieurs nuits dans les banlieues, notamment en Ile-de-France.

Il y a , a-t-il dit, « l’effet du confinement, la dureté du confinement pour ces jeunes gens, la plupart sont jeunes ». « Ce sont des petits groupes qui pensent que ce serait ludique d’attaquer les forces de police, de brûler des poubelles. Ce n’est pas ludique, c’est dangereux à commencer pour eux-mêmes ».

Le ministre a en outre mis l’accent sur la « galère, (…) cette pauvreté dans laquelle ils vivent auprès de leurs proches et qui peut provoquer de la colère ». « Mais, a-t-il poursuivi, la bonne réponse, ce n’est pas de casser, de brûler la voiture du voisin ».

Il a assuré que les forces de l’ordre intervenaient « systématiquement » mais que le gouvernement se devait aussi « d’accompagner ces jeunes ».

M. Castaner a « condamné » les violences, en réaffirmant que « l’ordre républicain (devait) être présent partout ». Il a souligné ainsi que « 220.000 contrôles » avaient eu lieu « en Seine-Saint-Denis » depuis le début du confinement, « soit un peu plus du double de la moyenne nationale ».

Autre exemple, « 300 PV » sont dressés à Marseille chaque soir, « dont les deux tiers dans les quartiers », a-t-il poursuivi.

Au total, selon le ministre, depuis le début du confinement le 17 mars, il y a eu « 15,5 millions contrôles et 915.000 PV dressés » en France.

Plusieurs villes, principalement en banlieue parisienne, connaissent des tensions depuis l’accident d’un motard samedi soir à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) impliquant la police.

La nuit dernière, selon la préfecture de police de Paris, des « incidents sporadiques » se sont déroulés principalement dans les Hauts-de-Seine. Au total dans la zone de la PP, les forces de l’ordre ont procédé à 13 interpellations dont 11 dans les Hauts-de-Seine.

A Gennevilliers, une quinzaine d’engins incendiaires artisanaux ont été découverts, selon la préfecture de police, et cinq interpellations ont eu lieu à Clamart pour détention de bouteilles incendiaires. A Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le commissariat a été la cible de tirs de mortiers d’artifice.

En grande banlieue parisienne, les forces de l’ordre ont interpellé une personne à Poissy (Yvelines) et une à Corbeil-Essonnes (Essonne),  selon la police.

Des incidents ont eu lieu également à Roubaix, Tourcoing et à Limoges, a-t-on ajouté de même source.

Source : ORANGEACTU

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