Scandale : Les restaurateurs doivent accepter des avenants à leurs contrats d'assurance, sous peine de résiliation au 1er janvier -

Scandale : Les restaurateurs doivent accepter des avenants à leurs contrats d’assurance, sous peine de résiliation au 1er janvier

Pertes d’exploitation : des restaurateurs se retrouveront sans assurance en 2021.

Le monde de la restauration risque de ne pas digérer cette nouvelle offensive des assureurs concernant l’indemnisation des pertes d’exploitation. Le Parisien rapporte que plusieurs propriétaires d’établissements ont reçu de la part des compagnies d’assurances un courrier contenant un avenant à leur contrat pour stipuler noir sur blanc que les pertes d’exploitation liées aux conséquences de la pandémie de Covid-19 ne font pas partie du risque assuré à partir du 1er janvier 2021. Certains exploitants d’établissements ayant pu jusqu’ici jouer sur l’ambiguïté de leur contrat pour pouvoir réclamer aux assureurs une indemnisation. Pour exclure cette garantie, les assureurs mettent en avant que la fermeture des restaurants en raison de la pandémie est un risque systémique et que, en conséquence, il ne peut être assuré.

Certains restaurateurs se retrouvent donc au pied du mur : soit ils acceptent cet avenant à leur contrat, soit ils refusent. Mais le refus de l’avenant entraîne une rupture du contrat d’assurance au 1er janvier 2021. L’assureur AXA, notamment épinglé par le chef Jean-François Piège sur Twitter, se défend dans les colonnes du quotidien en indiquant se conformer à une recommandation de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le gendarme du secteur des assurances, pour s’épargner une nouvelle fois la confusion du début de la crise du Covid-19 et du premier confinement. L’ACPR avait, fin juin, indiqué que parmi les 1,135 million d’entreprises assurées pour la perte d’exploitation, seuls 3 % des contrats prévoient réellement le risque, dans le contexte du Covid-19.

Clarifier les risques couverts

« Notre priorité est la claire compréhension par chaque client de ce qui est couvert et de ce qui ne l’est pas… Nous avons donc, comme tous les assureurs, revu nos contrats pour les clients qui avaient une garantie perte d’exploitation sans dommages et 80 % l’ont déjà signé », fait savoir AXA. Generali France serait aussi en train d’effectuer ces clarifications. L’assureur estime qu’un millier de contrats sont mal rédigés.

Source : LEPOINT

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