«Sa mort aurait pu être évitée»: le papa d’un garçon de 9 ans décédé d’une forme proche de la maladie de Kawasaki en France brise le silence (vidéo) -

«Sa mort aurait pu être évitée»: le papa d’un garçon de 9 ans décédé d’une forme proche de la maladie de Kawasaki en France brise le silence (vidéo)

Le père du petit garçon dénonce une mauvaise prise en charge médicale de son fils. Vidéo

«Sa mort aurait pu être évitée»: le papa d’un garçon de 9 ans décédé d’une forme proche de la maladie de Kawasaki en France brise le silence (vidéo)

Capture BFMTV

Le 8 mai, un petit garçon de 9 ans décédait d’une forme proche de la maladie de Kawasaki en France. Si des médecins anglais et français avaient mis en garde sur cette maladie inflammatoire grave chez les enfants et potentiellement liée au coronavirus, il s’agissait du premier cas de décès en France.

L’enfant est décédé à l’hôpital La Timone, à Marseille. Auprès de nos confrères de BFMTV, son père a décidé de témoigner. « Tout a commencé trois ou quatre jours avant son hospitalisation », raconte l’homme. « Il avait une forte fièvre, il ne mangeait pratiquemment pas et vomissait beaucoup. Il avait aussi une forte diarrhée et des boutons rouges étaient apparus sur tout son corps ».

Les parents avaient alors décidé d’emmener le garçon aux urgences pédiatrique. Sur place, les médecins estiment que l’enfant présente « un tableau clinique comparable à celui d’une scarlatine » et décident de le renvoyer chez lui.

Mais à son retour à la maison, c’est le drame. « Ma femme a voulu lui faire couler un bain. Le petit a commencé à avoir la tête qui partait en arrière et les yeux qui tournaient. Il est devenu un inconscient », raconte son père à BFMTV. « Quand je suis arrivé, mon fils commençait à suffoquer. Je le tenais dans mes bras et je voyais bien qu’il avait du mal à respirer ». Les parents appellent alors le Samu et les pompiers et l’enfant est admis au service de réanimation pédiatrique de La Timone. Là, les médecins évoquent la maladie de Kawasaki, un diagnostic confirmé grâce à un test sanguin, qui démontre que l’enfant a été en contact avec le coronavirus. Une semaine plus tard, l’enfant décède.

« Le médecin m’a expliqué que le décès était dû au laps de temps où son cerveau n’a pas été oxygéné, chose qui aurait pu être évitée s’il était resté à l’hôpital », poursuit le père. Ce dernier assure que son fils était en parfaite santé. Les parents souhaitent aujourd’hui porter plainte. « Je suis sûr et certain que ça a été une erreur très grave et ça a couté la vie de mon fils. Les personnes responsables doivent assumer leurs actes ».

Maladie de Kawasaki et coronavirus

Depuis quelques semaines, les cas de maladies ressemblant à celle de Kawasaki se multiplient chez les enfants. Très rapidement, les chercheurs ont évoqué un lien avec le coronavirus. « Des hypothèses initiales indiquent que ce syndrome pourrait être lié au Covid-19 », a déclaré vendredi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en appelant « tous les cliniciens dans le monde à travailler (pour) mieux comprendre ce syndrome chez les enfants ».

« L’association avec une infection par le SARS-CoV-2 (le coronavirus qui cause le Covid-19, ndlr) n’a pas encore été établie, mais elle semble plausible », a de son côté jugé le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) dans un rapport publié vendredi.

Il a qualifié cette nouvelle maladie pédiatrique de « syndrome inflammatoire multi-systémique (qui peut atteindre tous les organes, ndlr) temporellement associé avec une infection au SARS-CoV-2 ».

L’hypothèse d’un lien est appuyée par le fait que ces cas pédiatriques ont éclaté en pleine épidémie de Covid-19 et qu’ils ont souvent été testés positifs, avec des tests PCR (pour une infection en cours) et/ou de sérologie (pour une infection passée).

« Ces résultats sont très en faveur d’un lien entre l’infection par le SARS-CoV-2 et cette pathologie », juge l’agence sanitaire française Santé publique France dans un point publié jeudi soir.

Elle estime que chez les enfants touchés, cette maladie survient « dans un délai moyen (…) de quatre semaines après l’infection » par le coronavirus.

Les scientifiques émettent l’hypothèse d’un emballement du système immunitaire de ces enfants, quelques semaines après l’infection par le coronavirus.

« Ils avaient le virus, leur corps l’a combattu. Mais maintenant il y a cette réponse immunitaire différée et excessive », explique à l’AFP le pédiatre Sunil Sood, du centre médical pour enfants Cohen à New York.

Cette nouvelle maladie intrigue les autorités sanitaires mondiales, d’autant que les enfants ne sont que très peu atteints par les formes graves du Covid-19.

Source : SUDINFO

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