Régionales : Eric Dupond-Moretti s’écharpe avec François Ruffin et Damien Rieu dans la Somme

Éric Dupond-Moretti était en déplacement dans la Somme ce samedi, à Péronne. Sur la liste menée par Laurent Pietraszewski dans les Hauts-de-France, le garde des Sceaux est venu à la rencontre des électeurs picards, mais tout ne s’est pas passé comme prévu.

Lors de sa visite sur le marché de Péronne samedi matin, Eric Dupond-Moretti était accompagné de la ministre déléguée en charge de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Ensemble, les ministres candidats ont croisé la route de François Ruffin, député Insoumis de Picardie, qui n’a pas manqué de les interpeller, notamment sur la question de la fermeture de l’usine Whirpool d’Amiens : « C’était là-bas qu’on avait besoin [d’elle], comme ministre, pas comme candidate à des élections où vous allez prendre une taule. »

C’était là-bas qu’on avait besoin [d’elle], comme ministre, pas comme candidate à des élections où vous allez prendre une taule.

Mais la ministre déléguée ne s’est pas laissée impressionner, reprochant à François Ruffin de « faire le show » sans avoir « jamais levé le petit doigt pour un quart de ces braves gens ». Et le garde des Sceaux d’ajouter : « On ne va pas faire ce que vous avez fait à l’Assemblée avec vos rires enregistrés, on n’est pas là pour faire le show (…), on n’est pas chez Chavez ici. »

Deuxième altercation dans la même journée

Mais comme si cela ne suffisait pas à écorner l’image ministérielle du garde des Sceaux, qui est censé garder une certaine hauteur de vue, les deux membres du gouvernement ont ensuite eu une altercation avec Damien Rieu, candidat aux départementales pour le Rassemblement national, qui était assis à une terrasse de café. 

« Il n’y a pas de prisonniers pour vous applaudir ici », a d’abord lancé l’ancien membre de Génération identitaire. « Vous avez vu l’état de la justice en France, vous n’avez que ça à faire de vous balader ? », a-t-il poursuivi, avant d’expliquer qu’il n’avait « pas de leçon à recevoir de l’avocat d’un Merah ». 

Vous êtes une caricature, (…) je travaille dix fois plus que vous. Chez vous, il n’y aura plus d’avocats, il n’y aura plus rien

« Vous êtes une caricature, (…) je travaille dix fois plus que vous », lui a répondu Eric Dupond-Moretti. « Chez vous, il n’y aura plus d’avocats, il n’y aura plus rien », a-t-il conclu avant de partir. 

Des échanges qui témoignent de la difficulté d’avoir un débat démocratique apaisé et constructif, et tout cela au détriment des électeurs qui vont devoir se rendre aux urnes d’ici quelques jours.

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