Pass sanitaire : Les salles de sport font face aux résiliations -

Pass sanitaire : Les salles de sport font face aux résiliations

Le secteur dit faire face à de nombreuses annulations alors que le précieux sésame est obligatoire depuis mercredi dernier.

C’est l’un des secteurs qui est resté le plus longtemps fermé pour cause de crise sanitaire. Après huit mois consécutifs de fermeture, les salles de sport ont pu rouvrir leurs portes le 9 juin dernier.

Cette reprise, jugée trop tardive, s’annonçait déjà difficile. Mais l’obligation faite aux clients de présenter un pass sanitaire à jour depuis le 20 juillet a douché les espoirs de rebond du secteur.

L’Union Sport et Cycle, première organisation professionnelle du secteur du sport et des loisirs, se désole en effet de la vague d’annulations que les salles subissent depuis quelques jours.

« Cette mise en application s’est avérée très douloureuse, les premiers contrôles créant une grande confusion chez les pratiquants, qui expriment leur colère, leur incompréhension et qui n’hésitent pas à résilier leurs abonnements », s’alarme-t-elle.

Un secteur déjà exsangue

« Depuis l’annonce lundi dernier, le téléphone ne sonne quasiment plus. Les demandes d’informations sur le pass sont fréquentes. Résultat: un calendrier vide en une semaine », témoigne de son côté Yann, dirigeant d’un établissement de Foot à 5.

« Nous avons prévenu les clients, hier [mardi, NDLR], de la mise en place du pass sanitaire aujourd’hui

. Ce matin nous en sommes à plus d’une dizaine de demande de suspensions et de résiliations… sans compter les injures au téléphone », ajoute Sandra, dirigeante d’établissements de fitness.

« D’habitude, dès 6h30, nous sommes pleins. Or, ce matin, c’est le grand vide… Seulement 3 clients », regrette enfin Chloé, dirigeante d’un établissement de fitness.

Des exploitants pris pour cible

Les pertes financières, brutales et immédiates, provoquées par l’instauration du pass sanitaire, conjuguées à la dégressivité des aides économiques, mettent en péril l’équilibre économique du secteur et la pérennité de milliers d’emplois, souligne l’Union Sport et Cycle qui demande des solutions et le maintien des aides économiques « pour un secteur déjà exsangue, en contrepartie de la mise en place du pass sanitaire ».

En outre, les gérants de salles de sport se retrouvent souvent pris pour cible voire menacés dans leur application de la nouvelle réglementation du pass sanitaire. « On nous traite de collabos », se désole un gérant parisien.

Face à ces appels, le ministère des Sports a apporté quelques réponses au syndicat Active FNEAPL. Le passe sanitaire est ainsi mis en place si la capacité de la salle est supérieure à 50 personnes. Reste que pour le moment, l’exploitant ne peut décider lui-même de l’instauration d’une jauge pour contourner l’obligation comme c’est le cas dans les cinémas désormais.

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