Mort de Steve : les rassemblements interdits samedi dans le centre-ville de Nantes

Plus d’un mois après la disparition à Nantes de Steve Maia Caniço lors de la Fête de la musique, son corps a été repêché lundi dans la Loire. Les conclusions du rapport de l’IGPN, selon lequel l’intervention de la police était « justifiée » et pas « disproportionnée », suscitent de nombreuses critiques. De nombreux appels au rassemblement émergent sur les réseaux sociaux pour rendre hommage au jeune homme décédé.

MANIFESTATIONS INTERDITES SAMEDI À NANTES
Alors que plusieurs appels à un rassemblement en hommage à Steve ont été lancés pour la journée de samedi à Nantes, la préfecture de la Loire a décidé d’interdire toute manifestation au centre-ville de 10h à 20h. Dans un communiqué, elle justifie la mesure en indiquant qu’aucune déclaration n’a été faite et par la présence attendue de manifestants ultras et d’individus extrêmement radicaux de type « black bloc ».

HOMMAGE
La prochaine Techno Parade rendra hommage à Steve Maia Caniço, ont annoncé jeudi les acteurs des musiques électroniques. « Le 28 septembre, le cortège de tête de la Techno Parade sera spécialement dédié à la mémoire de Steve Maia Caniço, et portera un appel clair pour un changement de posture des pouvoirs publics », écrivent-ils dans une tribune publiée dans le magazine spécialisé Trax. Un texte signé par Média’son, la CNS (Coordination nationale des sons), Technopol, Le Socle, Nuits Parallèles et Freeform. « Nous tenons à exprimer notre indignation devant un usage excessif de la force et une application de la loi sans considération pour la vie humaine. Nous n’acceptons pas qu’aujourd’hui, on puisse mourir pour avoir voulu danser quelques minutes après le couvre-feu », déclarent-ils encore.     Selon eux, depuis 25 ans, « il existe une forte tendance des pouvoirs publics à considérer » la culture des musiques électroniques comme une « nuisance ».     « Unis, nous disons : Ça suffit, plus jamais ça ! ». « D’annulation de festivals et de soirées en lois d’exception, de pressions d’élus en descentes de police ou en jets de grenades lacrymogènes, nous ne voulons plus subir cette intolérance et les excès auxquels elle peut mener », disent-ils.

Source : LCI

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