Marne : Le porte parole local des Gilets jaunes tué par son ex-compagne -

Marne : Le porte parole local des Gilets jaunes tué par son ex-compagne

José Lortal, 60 ans, porte-parole du mouvement dans la Marne, a été poignardé. La suspecte affirme avoir subi des violences.

Que s’est-il passé dans l’appartement de José Lortal, à Fismes, vendredi soir ? Pour quelle raison son ex-compagne, âgée d’une trentaine d’années, était-elle venue rendre visite au leader local des Gilets jaunes ? Ce sont les voisins qui ont appelé les gendarmes après avoir entendu des cris de dispute et les hurlements d’une enfant de 8 ans.

France 3, qui a révélé l’information samedi, a interrogé Matthieu Bourdette, le procureur de la République. « Il est difficile de déterminer les raisons et le déroulement de ce drame », a-t-il affirmé à nos confrères. Il a ouvert une enquête en flagrance pour meurtre sur ex-conjoint.

Frappée et violentée avant de saisir un couteau ?

La suspecte, issue, comme sa victime, de la communauté des gens du voyage sédentarisés, selon les gendarmes, a été placée en garde à vue. D’après ses premières déclarations, elle a expliqué qu’une dispute avait éclaté. Elle aurait subi des violences de la part de José Lortal, qui, selon elle, l’a frappée et étranglée. Elle se serait alors emparée d’un couteau, qu’elle lui a planté dans l’abdomen.

José Lortal, 60 ans, routier de profession, était connu dans la Marne pour sa participation active au mouvement des Gilets jaunes. Après une interview à France 3 Champagne-Ardenne lors de l’occupation d’un rond-point, il avait été bombardé porte-parole de la mouvance contestataire. Fin 2018, il avait fait l’objet de poursuites judiciaires pour outrages et violences commis lors d’occupation de ronds-points, de barrages filtrants ou de manifestations sur la voie publique entre novembre et décembre. En juillet 2019, le tribunal correctionnel de Reims l’avait relaxé pour les violences, mais l’avait condamné à six mois de prison avec sursis pour les outrages aux forces de l’ordre.

Les contestataires antigouvernementaux dans la région ont connu leur heure de gloire dès le 17 novembre 2018. Après l’évacuation des ronds-points et le démantèlement des blocus, les Gilets jaunes avaient continué leur action au point d’affecter durablement l’économie locale. Les renseignements territoriaux considéraient les Gilets jaunes locaux comme modérés mais déterminés : près d’une centaine d’infractions avait été relevée sur la durée du mouvement, notamment à Reims et à Vitry-le-François.

Source : LEPOINT

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