Marlène Schiappa : les moyens du Ministère seraient au service de sa candidature municipale ?

L’entourage de la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes a tenu à calmer le jeu face à une polémique naissante.

Ce sont quatre lignes qui ne passent pas. Comme l’explique Le Parisien, celles-ci ont été rédigées dans une newsletter de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), envoyée en interne au ministère de la Solidarité et de la Santé, à des abonnés extérieurs et des personnes impliquées dans le droit des femmes. Il concerne l’annonce, dans une interview accordée au Parisien justement, de la candidature de Marlène Schiappa aux élections municipales de mars prochain, où elle sera sur la liste LREM de Benjamin Griveaux dans le XIVe arrondissement de Paris.

Problème : ces lignes n’auraient jamais dû se retrouver dans cette newsletter selon Gabrielle Siry, la porte-parole du Parti socialiste, qui a apostrophé sur Twitter le secrétariat d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, que dirige Marlène Schiappa. Elle explique au Parisien que ce passage en question « est électoral car il s’adresse à des électeurs potentiels », alors que « la seule information qui est censée être transmise par l’Etat porte sur l’organisation des élections, pas sur le relais d’interviews des candidats ». Un sentiment que ne partage pas la DGCS, pour qui « cette publication n’enfreint en rien les règles du code électoral ».

« Ni commandé, ni validé » par Marlène Schiappa

Selon l’article L52-8, « les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat ». Romain Rambaud, professeur de droit et spécialiste du code électoral, précise au Parisien que ce texte pourrait « être considéré comme un soutien financier, au sens où la diffusion d’une telle information a une valeur qui serait évaluée par les candidats et par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ».

Du côté de l’entourage de Marlène Schiappa, on se défend de toute manœuvre politique. Ce texte n’aurait été « ni commandé ni validé par la ministre ou son cabinet », ce que confirme la DGCS au journal, plaidant ici une communication « informative » sur la secrétaire d’Etat. Jean-Christophe Picard, le président d’Anticor, a toutefois annoncé qu’il souhaitait saisir le Premier ministre à ce sujet. Cette possible erreur, si elle est avérée, pourrait être corrigée en étant alors facturée sur le compte de campagne de Marlène Schiappa.

Source : CAPITAL

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