«Marlène Schiappa ferait mieux de se taire» selon Dominique Besnehard -

«Marlène Schiappa ferait mieux de se taire» selon Dominique Besnehard

Le producteur s’insurge contre la secrétaire d’État, qui remet en cause la présence de Roman Polanski dans la sélection des Césars.

«Écoutez-moi bien: les agissements hors les plateaux de cinéma concernent la justice», tonnait dans nos colonnes l’actrice Mylène Demongeot à propos de Roman Polanski. Dominique Besnehard ne dit pas autre chose. Interviewé par LCI samedi, l’agent et producteur confesse ne pas comprendre l’opposition de certains à la sélection de J’Accuse aux Césars, au motif que le cinéaste a été accusé de viol en novembre – ce qu’il nie en bloc.

«Les César ne sont pas le café du commerce de la justice. Les membres ont le droit de voter pour qui ils veulent, affirme le créateur de Dix pour cent. D’autant que son film est très fort.» La fresque historique sur l’affaire Dreyfus a été nommée dans 12 catégories par l’Académie.

Quand le journaliste de LCI rappelle que Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, a déclaré qu’elle serait «indignée de voir une salle applaudir une personne accusée de viol», Dominique Besnehard enrage. «Marlène Schiappa ferait mieux de se taire», réagit-il. Avant de rappeler que «Roman Polanski n’a jamais été condamné en France».

«Marlène Schiappa donne l’impression de vouloir la guerre entre les femmes et les hommes», poursuit Dominique Besnehard. Une attitude que la secrétaire d’État justifierait, elle, par une «obsession de protéger les femmes», ainsi qu’elle l’expliquait au Figaro. Sur la présence de J’Accuse aux Césars, le gouvernement se divise. À l’opposé de sa collègue Marlène Schiappa, le ministre de la Culture Franck Riester a affirmé que l’Académie est «libre de ses choix».

Le «tribunal populaire», le soutien des stars

Le producteur, qui a travaillé en 1986 avec Roman Polanski sur le film Pirates, dénonce un «tribunal populaire» où les «gens ne savent pas de quoi ils parlent». Et rappelle les soutiens reçus par Polanski de la part de figures du cinéma, comme Catherine Deneuve. L’actrice des Demoiselles de Rochefort juge d’«une violence inouïe» les accusations à l’encontre du réalisateur.

Il y a quelques jours, Samantha Geimer, qui a accusé Roman Polanski de l’avoir violée en 1977, a milité à son tour pour que la polémique prenne fin. «Les films n’agressent pas sexuellement les gens», a-t-elle lancé. Inutile de dire que la cérémonie des Césars organisée le 28 février prochain, s’annonce mouvementée. Des militantes féministes prévoient déjà de manifester devant la salle Pleyel. Elles espèrent aussi que l’actrice Adèle Haenel, si elle recevait la statuette de la meilleure actrice, fasse allusion à l’affaire.

Source : LEFIGARO

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