Macron accusé « d’avoir donné des instructions » par la sœur d’une victime du Rio-Paris suite au non lieu…

Invitée jeudi d’Europe 1, Ophélie Toulliou, membre de l’association « AF447- Entraide et solidarité », a demandé la démission de la ministre de la Justice Nicole Belloubet. 

Elle pointe « un vrai scandale judiciaire ». Invitée jeudi d’Europe 1, Ophélie Toulliou, sœur d’une victime du crash du Rio-Paris et membre de l’association « AF447- Entraide et solidarité », a fustigé le non-lieu ordonné par les juges d’instruction chargés de l’enquête, et s’en est pris directement au gouvernement et à Emmanuel Macron, qu’elle accuse d’avoir « donné des instructions (…) pour protéger le fleuron de l’aéronautique ». 

« Sous le choc », face à la décision « inattendue » des juges, Ophélie Toulliou le confirme au micro de Nathalie Levy : « On avait pas pensé à ça ». Dix ans après l’accident du vol AF447 qui avait coûté la vie des 228 personnes à son bord, les juges d’instruction chargés de l’enquête ont ordonné un non-lieu général pour Airbus et Air France. Une décision qui diffère des réquisitions du parquet qui avait réclamé en juillet un procès pour la seule compagnie aérienne. 

« Les éléments à charge dans le dossier sont trop flagrants »

Mettant en cause l’impartialité des juges, et estimant que, dans le dossier, les éléments contre Airbus et Air France sont « accablants », Ophélie Toulliou charge le gouvernement. « On pense qu’Emmanuel Macron a donné des instructions pour protéger le fleuron de l’aéronautique », accuse-t-elle, estimant que « les intérêts économiques sont bien là ». « Les éléments à charge dans le dossier sont trop flagrants », ajoute-t-elle avant de réclamer la démission de la ministre de la Justice Nicole Belloubet. 

« C’est un vrai scandale judiciaire », martèle cette membre de l’association de proches de victimes « Entraide et Solidarité AF447 », qui confirme que l’association va faire appel. « On va faire appel devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris qu’on espère un peu plus impartiale que les juges d’instruction », explique-t-elle. Et de conclure : « on a encore envie de croire que, quelque part, quelqu’un d’honnête voudra faire la lumière sur ce dossier ». 

Source : EUROPE1

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