Lutte contre le coronavirus: 80% d’évolution favorable selon une nouvelle étude du Professeur Raoult!

Pour l’heure, environ 250 études sont menées de par le monde pour tenter de trouver un remède, voire un vaccin contre le coronavirus, avec des résultats encourageants. C’est le cas avec une nouvelle étude du très médiatisé mais controversé Pr Didier Raoult, à Marseille.

Lutte contre le coronavirus: 80% d’évolution favorable selon une nouvelle étude du Professeur Raoult!

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En l’absence de médicament contre le coronavirus, les médecins testent actuellement plusieurs traitements possibles. Les cas bénins se soignent avec du paracétamol (Dafalgan) tandis que les cas plus graves sont hospitalisés, sous assistance respiratoire, avec un traitement antibiotique. En France, le controversé mais très populaire Pr Didier Raoult, à la tête de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection de Marseille, avait déjà affirmé avoir soigné une vingtaine de patients grâce à de l’hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine, un médicament contre le paludisme, associée à l’azithromycine (un antibiotique).

Il y a quelques jours, ce même médecin a publié une nouvelle étude, avec le même traitement, réalisée, cette fois, sur 80 patients, avec, dit-il, 80 % ayant connu « une évolution favorable ». Ses détracteurs (et ils sont nombreux) critiquent la méthodologie utilisée, argumentant que l’étude du Pr Raoult ne comprend pas de groupe-témoin, c’est-à-dire de patients à qui on n’administre pas le traitement étudié. Ce qui empêcherait de faire une comparaison pour voir si c’est bien le traitement qui est à l’origine de l’amélioration de leur état. Le président américain, Donald Trump, y croit, lui, à l’usage de la chloroquine dans le traitement du coronavirus. Il l’a même qualifiée de « don du ciel ».

Vaste essai européen

Ce traitement à l’hydroxychloroquine est également testé dans le cadre d’un essai européen, baptisé « Discovery », lancé il y a quelques jours. Cet essai permettra de tester 3 traitements à grande échelle sur plusieurs molécules : le remdesivir (un anti-viral) et du kalétra (lopinavir/ritonavir), associé ou non à l’interféron bêta. Quelque 3.200 patients européens venant de Belgique, de France, d’Allemagne, d’Espagne ou encore du Royaume-Uni qui sont hospitalisés pour une infection covid-19 dans un service de médecine ou en réanimation vont réaliser cette étude dont les résultats sont attendus début mai.

En Chine, des essais cliniques ont été réalisés sur plus de 300 patients dans divers hôpitaux situés à Wuhan et Shenzhen, avec du favipiravir, le nom générique de l’Avigan, un médicament connu pour ses vertus anti-grippe. Les patients ont été guéris 4 jours après avoir contracté le virus, contre 11 jours en moyenne. De plus, dans 91 % des cas traités, les poumons ont été guéris.

Vaccin annuel ?

Aux Etats-Unis, le professeur Andrew Rambaut a, lui, constaté l’évolution lente du virus, ce qui laisse penser que si on arrive à trouver un vaccin, il pourrait s’agir d’un vaccin unique et non pas d’un vaccin annuel comme la grippe.

On estime qu’environ 250 études sont en cours actuellement dans le monde, dont une majorité menée en Chine, sur environ 26.000 patients infestés. Il faudra attendre un bon mois pour connaître les résultats.

Notons enfin que, malgré l’enthousiasme des scientifiques, ils doivent faire face à un problème de taille : la pénurie de souris de laboratoires. Or, ils ne peuvent pas prendre n’importe quelle souris. Ils ont besoin de rongeurs transgéniques, c’est-à-dire génétiquement modifiés pour pouvoir attraper le coronavirus et donc pouvant avoir les complications respiratoires créées par l’infection. Ces souris sont utilisées pour tester des thérapies et des vaccins mais, d’après le laboratoire américain chargé de fournir les autres labos en rongeurs, la pénurie devrait être de courte durée.

Source : SUDINFO.BE

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