Les pires scénarios envisagés par le FMI pour l’économie mondiale -

Les pires scénarios envisagés par le FMI pour l’économie mondiale

La prévision du FMI d’une récession mondiale de 3% cette année a été élaborée sur la base d’une pandémie qui est terminée à la fin du mois de juin et les mesures de confinement levées au second semestre 2020.

Depuis des semaines, la moitié de la population mondiale est confinée et les pays sont à l’arrêt. Une situation qui va peser lourd dans l’économie de la planète.

Le Fonds monétaire international (FMI) a ainsi prévu une récession mondiale de 3% cette année. Une prévision élaborée sur la base d’une pandémie qui se terminerait à la fin du mois de juin et de mesures de confinement levées au second semestre 2020. Dans son dernier rapport sur les perspectives mondiales publié mardi 14 avril, le FMI a également avancé trois évolutions alternatives à ce scénario de référence.

La première évolution se base sur l’hypothèse d’une pandémie non maîtrisée à la fin du mois de juin, contraignant les pays à maintenir leurs mesures draconiennes (confinement des populations, fermetures de commerces non essentiels, trafic aérien drastiquement réduit, télétravail en masse) au second semestre 2020. Le produit intérieur brut (PIB) se contracterait alors de 6% au lieu de 3%.

Trois scénarios, quatre éléments

Le deuxième scénario envisage une seconde épidémie survenant en 2021 mais plus légère que la pandémie de cette année. La reprise économique mondiale ne serait alors pas de 5,8% mais d’environ 0,8%. Le troisième est la combinaison des deux premiers : prolongement de la paralysie de l’activité et du confinement au second semestre suivie d’une seconde épidémie survenant en 2021. Au lieu d’avoir un rebond en 2021, la récession se poursuivrait, avec une contraction d’environ -2,2%.

« Les trois scénarios contiennent quatre éléments communs », a précisé le FMI. Il cite « l’impact direct des mesures visant à contenir la propagation du virus ; le resserrement des conditions financières ; des mesures politiques pour soutenir les revenus et assouplir les conditions financières ; et les cicatrices laissées par la dislocation économique que les mesures politiques ne sont pas en mesure de compenser complètement ».

Source : CAPITAL

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