Les écoutes téléphoniques vont se généraliser contre la petite délinquance -

Les écoutes téléphoniques vont se généraliser contre la petite délinquance

Les chiffres de la délinquance à Paris et en banlieue sont mauvais. Pour y remédier, la préfecture demande aux policiers d’utiliser des moyens inédits.

Changement de stratégie à la préfecture de police. Dans une note signée de Valérie Martineau, que Le Point a pu consulter, la nouvelle patronne de la DSPAP (direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne) enjoint ses 20 000 policiers à « obtenir rapidement des résultats significatifs ». Pour cela, elle assure que « les interceptions de communication, la géolocalisation et la sonorisation ont vocation à entrer dans le quotidien des enquêtes de proximité ».

Les écoutes téléphoniques étaient jusque-là l’apanage des services de renseignement et de police judiciaire qui luttent contre le terrorisme et la criminalité organisée.

En fonction depuis mai 2019, Valérie Martineau était auparavant la cheffe de la police du Val-de-Marne. À la tête de la DSPAP, elle a remplacé Frédéric Dupuch, limogé en même temps que le préfet Michel Delpuech, à la suite d’un énième épisode de violences des Gilets jaunes. Désormais collaboratrice directe du préfet de police, en charge de la lutte contre la délinquance dans le ressort de la préfecture de police (PP), à Paris et en petite couronne, elle entend imposer sa marque. Dans sa missive, destinée à « tous les chefs de service », elle affirme que « les six premiers mois de 2019 révèlent une évolution défavorable de la petite et moyenne délinquance… ».

Pour parvenir à ces « résultats significatifs », elle liste les principaux axes de travail dévolu à ses fonctionnaires. « Deux infractions feront l’objet d’une attention plus spécifique : les vols violents et les vols par effraction dont l’évolution est particulièrement défavorable depuis quelques mois. » Dans les dernières statistiques de la délinquance diffusées par l’Observatoire national de la délinquance (OND), Paris connaît au minimum deux vols par effraction par jour et par arrondissement. En 2018, au total, les cambriolages ont augmenté de plus de 18 % par rapport en 2017. « Les vols et vols avec violence sont surreprésentés à Paris », selon l’OND. Valérie Martineau traduit cette tendance dans sa note : « La violence dans la délinquance acquisitive ne cesse de progresser. »

Source : LEPOINT

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