Les démêlés judiciaires des ministres d'Emmanuel Macron : Une douzaine face aux juges! -

Les démêlés judiciaires des ministres d’Emmanuel Macron : Une douzaine face aux juges!

François Bayrou, Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti… Au total, une douzaine de ministres ou anciens ministres d’Emmanuel Macron sont inquiétés par la justice. 

Si Alain Griset a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour omission de déclaration de patrimoine et d’intérêts , ce n’est pas le premier des ministres d’Emmanuel Macron à connaître des démêlés judiciaires. 

Richard Ferrand

A peine nommé ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand est épinglé par Le Canard enchaîné qui révèle qu’en 2011, les Mutuelles de Bretagne qu’il dirigeait alors ont loué des locaux commerciaux appartenant à sa compagne. Il quitte le gouvernement le 19 juin 2017 et succède à François de Rugy à la présidence de l’Assemblée nationale en septembre 2018. Mis en examen pour « prise illégale d’intérêts » en septembre 2019, il se voit reconnaître le 31 mars 2021 la prescription des faits, mais cette décision n’est pas définitive.

François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard

Le 9 juin 2017, le parquet de Paris ouvre une enquête visant le MoDem, présidé par François Bayrou, pour des suspicions d’emplois fictifs. La justice soupçonne des collaborateurs d’eurodéputés MoDem, notamment Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, d’avoir été rémunérés par des fonds du Parlement européen alors qu’ils étaient affectés à d’autres tâches pour le parti centriste.

Le 21 juin de la même année, Sylvie Goulard, devenue ministre des Armées, quitte le gouvernement, suivie de François Bayrou (Justice) et de Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Fin 2019, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, décédée en janvier 2021, sont mises en examen pour « détournement de fonds publics » et François Bayrou pour « complicité » de ce délit.

Gérald Darmanin

Accusé d’abus de faiblesse par une habitante de Tourcoing (Nord) qui affirmait avoir été contrainte à des relations sexuelles en échange d’un logement et d’un emploi, Gérald Darmanin bénéficie d’un classement sans suite de l’affaire en 2018.

Accusé par une autre femme d’un viol intervenu en 2009 au moment où il était un responsable UMP intermédiaire, Gérald Darmanin bénéficie aussi de classements sans suite en 2017 et 2018, mais la plaignante obtient la relance des investigations en juin 2020. Le ministre, placé sous le statut de témoin assisté, a été confronté à son accusatrice en mars 2021.

Eric Dupond-Moretti

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a été mis en examen le 16 juillet pour « prise illégale d’intérêts » par la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à poursuivre et juger des membres du gouvernement pour des infractions commises dans le cadre de leurs fonctions. Le garde des Sceaux est soupçonné d’avoir profité de sa fonction de ministre pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat, ce qu’il réfute. La CJR avait ouvert en janvier une information judiciaire après les plaintes des trois syndicats de magistrats et de l’association Anticor.

Jean-Paul Delevoye

Le Haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye a démissionné du gouvernement en décembre 2019, en pleine réforme des retraites, après avoir été mis en cause pour ne pas avoir déclaré plusieurs mandats à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Il fait l’objet d’une enquête pour « abus de confiance », « abus de biens sociaux » et recels.

Olivier Dussopt

Le secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt est visé par une enquête du parquet national financier (PNF) pour « corruption » et « prise illégale d’intérêts » pour avoir reçu en 2017 deux lithographies en cadeau d’une entreprise, alors qu’il était député-maire d’Annonay (Ardèche).

Sébastien Lecornu

Le PNF enquête aussi depuis mars 2019 sur des soupçons de « prise illégale d’intérêts » visant Sébastien Lecornu, chargé des Outre-mer, pour ses activités passées à la tête du département de l’Eure et au conseil d’administration d’une société autoroutière. 

Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran

La CJR mène une instruction depuis juillet 2020 concernant l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn et son successeur Olivier Véran, pour leur gestion de la crise du Covid-19.

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