« Les cons, ce sont ceux qui partent ! » : l’agacement des responsables LREM face aux frondeurs

Les députés déçus du macronisme, qui veulent former un groupe parlementaire, en ont pris pour leur grade lors de la réunion des responsables de la majorité mardi matin à Matignon.


Avec une réforme des retraites passée aux forceps à l’Assemblée nationale, les départs du groupe LREM se sont multipliés et l’idée de constituer un groupe dissident de centre-gauche a pris forme, au grand dam des responsables de La République en marche et du MoDem.
Réunis pour un petit-déjeuner mardi matin à Matignon, ceux-ci ont exprimé leur colère après ces élus frondeurs, car ils pourraient menacer la majorité absolue de 289 députés détenue par leur alliance.

« Ils veulent nous mener à la baguette, avec des méthodes dictatoriales ! Ils imaginent qu’ils vont nous faire du chantage en nous donnant leurs consignes tous les dimanches soir, pour avoir des arbitrages le mardi matin au petit-déjeuner de la majorité !« , s’est indigné Stanislas Guerini, le patron de LREM, rapporte Le Parisien.



Patrick Mignola, le chef des députés MoDem, a été encore plus virulent d’après le quotidien : « Ils pensent que les cons, ce sont ceux qui restent et qui lèvent le bras (pour voter les textes de loi, ndlr). Mais les cons, ce sont ceux qui partent ! Le jour où on parle de centre-gauche ou de centre-droit, il n’y a plus de centre.

Je ne vois pas pourquoi ils auraient un siège le mardi au petit-déjeuner, on n’a pas besoin d’eux ».

Mais pour le Premier ministre Édouard Philippe et beaucoup d’élus de la majorité, la constitution d’un neuvième groupe à l’Assemblée est « inéluctable« . Un certain nombre d’entre eux envisagent le pire scénario : une fusion avec le groupe Libertés et territoires, composé de 21 députés radicaux de gauche comme Olivier Falorni et Sylvia Pinel, nationalistes corses, ex-LREM comme Matthieu Orphelin ou ex-MoDem comme Jean Lassalle.

Le patron du groupe LREM, Gilles Le Gendre, a bien tenté de ramener les députés frondeurs dans le droit chemin. En vain : « Ils ne veulent rien entendre, ils ont l’air décidés ». Seul espoir à ce stade : « Leur problème d’organisation« , selon un député cité par Le Parisien. « Qui sera leur chef ? Quand on a un cheval, il ne faut qu’un cavalier. Or, ils sont quatre ou cinq entre Orphelin, Cesarini, Pompili ou Villani ».

Source : ORANGE

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