Le Luxembourg supprime le glyphosate

Viticultrice, Michelle Manes travaille dans l’exploitation familliale, une quinzaine d’hectares qui produit autour de 120 000 bouteilles, essentiellement du blanc.

Cette sortie du glyphosate va l’obliger à investir dans des machines pour désherber, « deux machines différentes, précise-t-elle, une qui travaille la terre, qui laboure et une qui a ses fils qui coupent les herbes directement ». L’investissement « tourne entre 8 000 et 16 000 euros par machine, fois deux, donc entre 30 000 et 35 000 euros », calcule-t-elle.

Greenpeace activists, wearing protective clothing and masks, display a banner outside the European Commission that reads « Stop Glyphosate. » Greenpeace and other environmental and health organisations are meeting in Brussels (as well as Madrid, Rome, Berlin and Paris) to launch a European Citizens’ Initiative (ECI) to ban glyphosate, reform the EU pesticide approval process, and set mandatory targets to reduce pesticide use in the EU. The goal is to collect at least one million signatures from Europeans and submit the petition before the Commission’s next move to renew, withdraw or extend the EU licence of glyphosate.

Des aides au secteur viticole pendant deux ans 

Au Luxembourg, le plan de sortie du glyphosate repose sur une aide financière. Pendant deux ans, les viticulteurs reçoivent 50 euros par hectare, plus 20% du prix des machines qu’ils doivent acheter. Ils espèrent s’y retrouver, dit Josy Glauden, président de la plus importante coopérative du Luxembourg. Il est sorti du glyphosate il y a trois ans.

On voit bien que le consommateur parle de plus en plus du glyphosate, qu’il est négatif, qu’il est nuisible, qu’il est cancéreux etc…Josy Glauden, viticulteurà franceinfo

« C’est pour ça qu’on a pris la décision d’arrêter, continue-t-il. On espère que le consommateur fera aussi de la pub que nous n’en utilisons plus. En fin de compte, c’est pour que le consommateur prenne dans le rayon les bouteilles luxembourgeoises et qu’il dise : ‘Ah, celles du Luxembourg sont sans glyphosate’ ! » Josy Glauden n’a pas eu a embaucher pour gérer ce désherbage.  D’après lui, ça a légèrement augmenté sa charge de travail. Mais il traite 5% de sa propriété avec des herbicides. Cela reste autorisé pour les parcelles difficilement accessibles.

Le Luxembourg compte autour de 1 300 hectares de vigne. Une goutte d’eau par rapport à la France, qui a prévu de sortir elle aussi du glyphosate à partir de l’an prochain.

Source : FRANCEINFO

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