Le Gilet jaune Christophe Chalençon placé en garde à vue à Paris, après son appel au soulèvement

Christophe Chalençon, figure des Gilets jaunes et ancienne tête de liste aux européennes, était visé par un mandat de recherches après qu’il ne se soit pas présenté à une convocation judiciaire. Il a été placé en garde à vue en début de soirée ce lundi.

Un groupe de Gilets jaunes s’était donné rendez-vous pour manifester dans la capitale ce lundi 11 mai, pour le début du déconfinement en France. Christophe Chalençon se trouvait parmi eux. Il a été interpellé place d’Italie à Paris (XIIIe) par les policiers de la Brigade de recherches et d’intervention nationale (BRI-Nat) de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) selon LCI.

Le 3 mai dernier, il avait appelé sur Facebook à « verrouiller Paris » et à « tuer » le gouvernement, le 11 mai. « Nous allons lever des armées citoyennes : une de l’Alsace, de la Bretagne, des Pyrénées et de Provence et des Alpes. (…) Nous allons assiéger Paris lundi jour du déconfinement, avec d’anciens généraux qui préparent le plan pour verrouiller Paris », a-t-il annoncé.

« Il y a des forces qui arrivent demain, qui montent dans la nuit »

Ce lundi alors qu’il se trouvait dans une voiture, il est revenu sur cet appel au soulèvement dans une nouvelle vidéo sur Facebook en direct : « Si on doit y rester une semaine ou 15 jours à Paris, on y restera. Il y a des forces qui arrivent demain, qui montent dans la nuit ».

Ancienne tête de liste aux européennes, l’homme était seul lorsqu’il a été interpellé précise Le Parisien. Les policiers le suivaient depuis son arrivée dans la capitale, dans la journée.

Christophe Chalençon faisait l’objet d’un mandat de recherches prononcé par le parquet de Carpentras le 10 mai, après ne s’être pas rendu à une convocation judiciaire, suite à la diffusion d’une vidéo 48 heures plus tôt. « Nous allons renverser ce pouvoir oligarchique », « portons ensemble le dernier coup de dague à ce pouvoir », disait-il dans cette séquence, en affirmant qu’il avait le soutien de « généraux de l’armée » notamment.

La figure des Gilets jaunes, forgeron de profession, est poursuivi pour « provocation à la commission d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne », « provocation à la commission de crimes ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » et « provocation à s’armer contre l’autorité de l’État », précise le quotidien francilien. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Montpellier.

Le mis en cause a été placé en garde à vue dans les locaux de l’OCRVP (Office central pour la répression des violences aux personnes), à Nanterre ce lundi soir.

Source : ACTU17

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