«La première vague était explosive, la deuxième peut être un drame qui va dépasser de loin ce qu’il s’est passé» -

«La première vague était explosive, la deuxième peut être un drame qui va dépasser de loin ce qu’il s’est passé»

Les chiffres liés au coronavirus continuent d’augmenter en Belgique. Et pour Jan Stroobants, les cas sont « mieux » repartis dans la population que lors de la première vague.

Pour Jan Stroobants, président de l’association belge des médecins urgentistes, il faut agir, et vite.

Pour Jan Stroobants, président de l’association belge des médecins urgentistes, il faut agir, et vite. – BelgaImage

S’il est encore trop tôt pour voir si les mesures prises lors du dernier Conseil national de sécurité ont un effet, force est de constater que les chiffres du coronavirus continuent de grimper de manière inquiétante en Belgique. Le nombre moyen d’infections continue en effet d’augmenter et est passé à 490,7 par jour entre le 24 et le 30 juillet, selon les derniers chiffres communiqués par Sciensano. Et le nombre d’admissions dans les différents hôpitaux commence également à monter. Les patients hospitalisés dont d’ailleurs de plus en plus jeunes.

Dans une interview accordée à nos confrères du Laatste Nieuws, Jan Stroobants, chef des urgences à l’hôpital ZNA Middelheim à Anvers et président de l’association belge des médecins urgentistes, tire la sonnette d’alarme. Selon lui, le personnel hospitalier n’est pas prêt à affronter une deuxième vague : « Nous avons tant demandé à ces personnes… On leur a demandé des choses inhabituelles, qui ont un impact psychique sérieux. Et beaucoup n’ont pas encore eu le temps de récupérer de ça… », explique-t-il.

Cette deuxième vague, le Dr Stroobants la craint d’ailleurs fortement : « Lors de la première vague, nous avons eu tout en une fois. Le retour des vacances au ski, des fêtes de carnaval… Cette fois, le virus s’est, à partir du moment où on a abandonné certaines restrictions, reparti de manière plus diffuse dans la population. La première vague était explosive, mais contenue. Cette fois, elle est plus progressive, et plus large. La seule chose qui peut nous sauver, c’est le respect des mesures en place. Nous avons encore notre destin en main, mais il faut que tout cela soit respecté scrupuleusement. S’il y a trop de « fuites », il faut s’attendre à un drame qui va dépasser de loin ce qu’il s’est passé lors de la première vague ».

Par « fuite », Jan Stroobants entend des petites fêtes privées, cachées : « Ça me fait très peur. Si tout le monde avait respecté les mesures en juillet, il n’y aurait pas eu de problème… ». Selon lui, le passage à la bulle de 15 personnes par semaine était d’ailleurs une erreur.

Source : SUDINFO.BE

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