La France arrête 14 personnes pour abus sexuels d'enfants sur Internet -

La France arrête 14 personnes pour abus sexuels d’enfants sur Internet

Quatorze personnes ont été arrêtées en France dans le cadre d’une opération nationale de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne.

Les arrestations ont été effectuées par la gendarmerie nationale française avec le soutien d’Europol dans le cadre d’une opération dont le nom de code était Horus. Tous les suspects ont été placés en garde à vue entre le 16 et le 20 novembre 2020.

Dans un communiqué publié hier, Europol a déclaré « Les suspects présumés ont utilisé les réseaux de médias sociaux pour approcher des mineurs âgés de 12 et 13 ans et les inciter à partager des images et des vidéos intimes ».

Il n’y aurait aucun lien entre les 14 suspects arrêtés, dont trois ont déjà été condamnés.

L’opération Horus, qui est toujours en cours, a jusqu’à présent contribué à l’identification de huit victimes potentielles mineures et a permis la saisie de 1 058 images illicites.

Plus de 50 cyber-enquêteurs ont été amenés à travailler sur l’opération pour suivre les activités en ligne d’un grand nombre d’utilisateurs. Les efforts des enquêteurs ont été coordonnés par le centre de lutte contre la cybercriminalité de la gendarmerie française, le C3N.

Le soutien fourni par Europol a consisté en une analyse opérationnelle et des vérifications croisées de bases de données en temps réel pour permettre l’identification de suspects et de victimes potentiels.

Europol a déclaré que l’enquête était rendue plus complexe par le fait que les utilisateurs suspects échangeaient souvent leurs pseudonymes en ligne.

Les statistiques publiées par Europol en juin ont montré que l’échange de matériel pédopornographique (CSAM) avait fortement augmenté pendant la pandémie COVID-19.

« Les enfants et les délinquants sexuels étant confinés chez eux, les autorités policières ont constaté ces derniers mois que la quantité de matériel d’exploitation sexuelle d’enfants échangé en ligne augmentait dans le monde entier », a déclaré Europol.

« Les délinquants sexuels ont augmenté leurs activités criminelles dans les médias sociaux, via les réseaux peer-to-peer et sur le web noir. Les tentatives d’accès à des sites web contenant du matériel pédopornographique, les appels à des lignes d’assistance et les activités sur les réseaux sombres et les chats en surface partageant du matériel pédopornographique ont tous augmenté pendant la période d’enfermement ».

Europol a signalé que la quantité de séquences de webcam montrant des CSAM avait considérablement augmenté dans les forums auxquels accèdent les délinquants.

« Cela inclut des vidéos représentant des enfants forcés ou contraints, des vidéos produites par des enfants pour leurs pairs ou pour l’attention des médias sociaux ou d’autres qui ont été capturées à leur insu ».

Article traduit par Dr.Mo7oG pour NSF

Source : INFOSECURITY

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