"J'engueulais le mec en plateau" : Quand Sibeth Ndiaye appelait BFMTV pour se plaindre de ses bandeaux -

« J’engueulais le mec en plateau » : Quand Sibeth Ndiaye appelait BFMTV pour se plaindre de ses bandeaux

Une chaîne scrutée. Dans « Elysée confidentiel », son premier livre à paraître le 15 septembre prochain et co-écrit avec Eliot Blondet, Paul Larrouturou dresse le portrait de 14 personnalités qui ont approché de près Emmanuel Macron à différentes périodes de sa carrière politique. Parmi elles, Sibeth Ndiaye, ancienne directrice de la communication de l’Elysée avant d’être nommée secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement. Des fonctions qu’elle a quittées en juillet 2020.

Dans le livre édité aux éditions Flammarion, la quadragénaire revient longuement sur son expérience au coeur du pouvoir et sur ses relations souvent tendues avec les médias. L’occasion pour elle de livrer une anecdote concernant BFMTV, chaîne d’information en continu allumée dans « tous les lieux de pouvoirs, dont l’Elysée » et « très souvent sans le son« , rappelle le journaliste, ex-visage de « Quotidien » qui a rejoint LCI à la rentrée.

Dans cette configuration, toute l’attention est prêtée aux informations apparaissant à l’antenne, à commencer par le fameux bandeau de BFMTV, zone de texte présente en bas de l’écran chargée de synthétiser l’info traitée à l’antenne. « Un bandeau que la boxeuse (terme utilisé par l’auteur pour décrire Sibeth Ndiaye, ndlr) trouve souvent trop réducteur« , peut-on lire dans « Elysée confidentiel ».

« C’est une logique que je refuse »

Et de citer la principale intéressée : « J’en étais quand même arrivée à conseiller aux ministres de parler par séquence de six mots, parce que c’est ce qui rentre dans le bandeau BFM, ce qui est une folie, se souvient Sibeth Ndiaye. On se fait suer à avoir un joli langage pour se faire réduire à une phrase digne d’un enfant de 4 ans. C’est une logique que je refuse. Donc j’ai souvent appelé la chaîne« .

Et à en croire l’ancienne patronne de la communication du Château, les échanges étaient souvent musclés. « J’engueulais le mec en plateau pour que ce soit changé et quand ça ne suffisait pas, je pouvais monter plus haut« , raconte-t-elle, sans toutefois préciser si elle parvenait à obtenir gain de cause à chaque fois.

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