Israël le fait, Macron l’a prévue en France : ce que l’on sait sur la troisième dose

Les autorités sanitaires Israëliennes, inquiètes de la propagation du variant Delta, estiment qu’une troisième dose de vaccin est nécessaire pour pallier une baisse du taux d’anticorps chez les personnes vaccinées depuis plus de six mois

Les autorités sanitaires Israëliennes, inquiètes de la propagation du variant Delta, estiment qu’une troisième dose de vaccin est nécessaire pour pallier une baisse du taux d’anticorps chez les personnes vaccinées depuis plus de six mois. Une troisième dose de vaccin est-elle vraiment nécessaire ?

Troisième dose pour les plus de 60 ans en Israël

Le Premier ministre Israëlien Naftali Bennett a pris la parole ce jeudi 29 juillet à la télévision afin d’inviter ses citoyens de plus de 60 ans à recevoir une troisième dose de vaccin. Le président du pays, Isaac Herzog, recevra une troisième dose au cours de cette nouvelle campagne de vaccination ouverte ce dimanche 1er août aux personnes vaccinées depuis plus de six mois.

Les autorités sanitaires Israëliennes s’inquiètent de la propagation du variant Delta dans le pays, où la population est majoritairement vaccinée. Celles-ci ont observé que le niveau d’anticorps chez les personnes vaccinées diminueraient au bout de six mois, et auraient donc étudié les bénéfices d’une troisième dose de vaccin.

« Quelques jours après la 3e dose, vous aurez plus de défenses immunitaires », a affirmé Naftali Bennett. « Les vaccins protègent de la mortalité tout comme le vaccin contre la grippe qu’il faut refaire de temps en temps. » « Cette 3e dose peut sauver des vies, » a renchéri le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, qui s’est exprimé à la suite du premier ministre.

Pfizer s’appuie sur les données Israëliennes

Le fabriquant de vaccin Pfizer a annoncé, par le biais d’un communiqué publié le 8 juillet, qu’il allait demander aux autorités sanitaires américaines et européennes d’autoriser une troisième dose de leur vaccin contre le Covid-19  » dans les semaines qui viennent ». Le laboratoire assure qu’une troisième dose pourrait être nécessaire pour pallier à une possible baisse d’efficacité du vaccin.

« Après six mois, il existe probablement un risque de réinfection car les anticorps diminuent, comme prévu », avait déclaré le directeur scientifique de Pfizer, Mikael Dolsten, selon l’agence de presse Reuters. Afin d’établir ce constat, le laboratoire s’est basé sur les données des autorités de santé Israëliennes. 

Emmanuel Macron propose une troisième dose

Emmanuel Macron avait, au cours de son allocution du 12 juillet, glissé une phrase qui n’est pas passée inaperçue. Le président avait ainsi indiqué qu' »une campagne de rappels sera mise en place ». « Je veux m’adresser à ceux qui, vaccinés les premiers, c’est-à-dire en janvier-février, verront prochainement leur taux d’anticorps baisser, leur immunité diminuer », précisait Emmanuel Macron. « Je tiens à les rassurer. Dès la rentrée, une campagne de rappels sera mise en place pour vous permettre de bénéficier d’une nouvelle injection selon le même système et dans les mêmes conditions. » Selon cette annonce et le calendrier vaccinal, cette campagne devrait concerner les personnes les plus vulnérables dans un premier temps.

L’OMS opposée à une troisième dose

Suite au communiqué de Pfizer recommandant l’usage d’une troisième dose de vaccin, plusieurs autorités de santé Américaines, à savoir la FDA, le CDC et la NIH, ont déclaré à CNN étudier la « nécessité ou non » d’effectuer une troisième dose. Des études tendent en effet à montrer que « l’immunité pourrait durer des années, voire toute une vie, chez les personnes infectées par le coronavirus et vaccinées plus tard », tel que l’annonce le New York Times dans un article consacré une étude publiée dans Nature. Le préisdent du Comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé Didier Houssin a également déclaré que l’autorisation d’une troisième dose pourrait « aggraver l’inéquité dans l’accès aux vaccins« , évoquant le cas des pays défavorisés, où l’accès au vaccin est difficile. « La priorité doit être de vacciner ceux qui n’ont reçu aucune dose et protection », a déclaré le directeur général de l’OMS lors d’une conférence de presse le lundi 12 juillet.

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