Gironde : les pompiers font grève jusqu’au 10 août

Les soldats du feu protestent contre l’organisation des secours dans le département, qui selon eux ne leur permet pas de remplir correctement leurs missions.

Les pompiers de Gironde ont décidé de maintenir leur préavis de grève jusqu’à mardi 10 août, à l’appel des syndicats CFDT, FO, SUD et UNSA, pour protester contre l’organisation des secours dans le département, qui selon eux ne leur permet pas de remplir correctement leurs missions, a annoncé l’intersyndicale. 

Les syndicats entendent notamment protester contre les modalités d’admission dans les services d’urgence hospitaliers devant lesquels leurs véhicules de secours doivent, selon eux, patienter parfois pendant plusieurs heures.

Ils réclament également davantage d’ambulances privées pour prendre en charge les secours non urgents. Lors d’une réunion avec l’intersyndicale le 6 août, la préfecture a annoncé un renfort à très « court terme » de dix ambulances privées supplémentaires sur l’agglomération bordelaise, selon son service de presse.

Améliorations à venir

Elle a également promis qu' »à moyen terme » des améliorations seraient apportées à la prise en charge des véhicules de pompiers dans les urgences hospitalières et qu’un point serait organisé chaque mois avec l’Agence régionale de santé (ARS) et le SDIS (Service d’incendie et de secours) pour s’assurer de la mise en oeuvre des mesures. Selon le syndicat SUD, « 100% des personnels des deux plus grosses casernes de Bordeaux se sont déclarés grévistes » samedi 7 août.

Ils sont susceptibles néanmoins d’être réquisitionnés par la Préfecture. Dans un communiqué, l’intersyndicale a accueilli « favorablement » le déploiement de 10 ambulances privées supplémentaires.  

Revendications des pompiers 

Mais elle s’est dite « fermement opposée » à la proposition visant à permettre aux véhicules de secours de déposer les victimes « dans un sas dédié aux urgences du CHU de Bordeaux, sous la surveillance d’un équipage de sapeurs-pompiers, en attendant leur admission ».

« Les sapeurs-pompiers ne sont pas des garde-malades, les effectifs sont trop contraints pour permettre de détacher du personnel pour une telle tâche », ont jugé les syndicats. Ceux-ci déplorent également de ne pas être conviés aux futures réunions de suivi à la préfecture, avec les responsables de l’ARS et du SDIS.

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