Général de Gaulle : Les mises en scène de Macron agacent

Le président de la République « serait inspiré d’épargner cette comédie aux Français », estime le chef de file LR, au sujet des commémorations au général de Gaulle, prévues dimanche 24 mai.

Une « antithèse du gaullisme ». Voilà comment Christian Jacob décrit l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, dont le patron des Républicains fustige les « mises en scène.

Dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi 20 mai, le leader de droite s’en prend à « l’insupportable prétention » selon lui du pouvoir exercé par le chef de l’Etat.

« A l’heure où le Président de la République tente, en quête d’un nouveau souffle, d’invoquer la figure d’un de Gaulle qu’il n’est pas, qu’il ne sera vraisemblablement jamais, le moment est sans doute venu de mettre au jour l’insupportable prétention avec laquelle Emmanuel Macron exerce le pouvoir depuis trois ans, en dépit des résultats catastrophiques qui sont les siens », affirme Christian Jacob dans cette tribune.

Pour le président des Républicains, l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron est une « effraction, assise sur du sable » qui apparaît comme « une forme d’antithèse au gaullisme ». « Ce n’est pas faire injure à Monsieur Macron que de dire que de tous les présidents de la République qui se sont succédé, il est sans doute l’un des moins bien placés pour invoquer de Gaulle », ajoute-t-il.

Et les commémorations au général de Gaulle, dimanche à Montcornet « et sans doute demain à Londres, apparaissent comme des mises en scène », ajoute M. Jacob, pour qui le chef de l’Etat « serait inspiré d’épargner cette comédie aux Français ».  En effet « qui imagine aujourd’hui qu’il puisse poser les fondements de l’union des Français alors qu’il est démuni face à un ‘quarteron’ de députés qui bafoue son autorité? » ajoute le président de LR, en allusion au « quarteron de généraux en retraite » dénoncés par de Gaulle après leur tentative de putsch  à Alger en 1961.

La constitution d’un nouveau groupe parlementaire, par 17 députés issus notamment de LREM, « va contribuer à accélérer l’étouffement de la représentation nationale », s’inquiète Christian Jacob, qui estime qu' »une révision du règlement est aujourd’hui plus que jamais nécessaire », pour « éviter que l’Assemblée devienne un théâtre d’ombres ». « Plus que jamais, la France a besoin de stabilité. Elle n’a pas besoin d’un Président de la République et d’un Premier ministre dont les relations sont marquées par le poison de la défiance », ni « d’un retour à la IVe République avec son lot de petites compromissions entre des groupes parlementaires qui pensent plus à leurs intérêts qu’à ceux du pays », ajoute-t-il.

Source : ORANGEACTU

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