France : Un homme payait pour regarder des enfants se faire violer en direct sur internet -

France : Un homme payait pour regarder des enfants se faire violer en direct sur internet

Un homme a été condamné à six ans de prison ferme pour avoir acheté un « live streaming » montrant le viol d’un mineur. C’est la deuxième fois en France qu’une personne est condamnée pour ce type de faits.

Jugé pour « complicité d’agression sexuelle sur mineurs » de moins de 15 ans, au tribunal de Paris à la mi-mai, un quinquagénaire a écopé d’une peine de six ans de prison ferme rapporte L’Est Républicain. L’homme était accusé d’avoir acheté sur internet une séance de viol d’enfants diffusée en direct.

Une forte augmentation de cette horrible pratique a été constatée depuis le début de la pandémie de Covid-19 relève Véronique Béchu, cheffe du groupe central des mineurs victimes (GCMV), qui dépend de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Les pédocriminels, n’ayant pu se livrer à du tourisme sexuel durant cette période, ont décidé d’utiliser ce système de diffusion en direct.

De 15 à 50 euros la séance de streaming

Ce phénomène est connu depuis une dizaine d’années. Il est apparu dans l’île de Cebu, aux Philippines, qui est le premier pays producteur de ces séances. Depuis, le fléau s’est répandu notamment en Roumanie ou en Afrique. En moyenne, une séance coûte 15 euros et peut durer de 40 à 45 minutes. Une séance de torture est quant à elle facturée 50 euros, ce qui est une somme permettant de faire vivre une famille « durant un mois aux Philippines », rappelle Véronique Béchu.

Le pédocriminel peut personnaliser sa séance achetée en ligne. Tout se passe sur le darknet, un réseau superposé qui utilise des protocoles spécifiques intégrant des fonctions d’anonymat.

L’homme condamné à Paris était déjà connu de la justice. Il avait déjà été interpellé en 2001 puis en 2016 pour détention et diffusion d’images pédopornographiques (8 millions d’images et 4 millions de vidéos). En examinant l’ensemble de ses vidéos, les enquêteurs ont découvert un « live streaming » de viol à distance.

Des auteurs « de plus en plus jeunes »

La policière ajoute qu’il n’y pas de « profil type ». Les mis en cause sont âgés de « 20 à 85 ans » et sont « de plus en plus jeunes ». Ces derniers ont souvent des emplois « en lien avec des enfants ». La précédente condamnation datait de janvier 2020. Il s’agissait d’un pilote de ligne français, habitant à Singapour. Il avait écopé de cinq ans de prison ferme.

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