France: enquête après un début d’incendie dans une brasserie prisée du président Macron -

France: enquête après un début d’incendie dans une brasserie prisée du président Macron

La police a ouvert une enquête après un début d’incendie, dans la nuit de vendredi à samedi, dans une célèbre brasserie parisienne prisée du président Emmanuel Macron, particulièrement pris à partie depuis le début d’un mouvement social contre la réforme des retraites.

A man inspects the damage after a fire broke out at the Rotonde restaurant in Paris’ Montparnasse district in the night of January 18, 2020. – The Rotonde restaurant is one of the iconic locations in the Montparnasse district where French President Emmanuel Macron hosted a party after his first round victory in the May 2017 presidential election. (Photo by Aurore MESENGE / AFP)

Vers 5 heures du matin, une alarme s’est déclenchée dans la brasserie « La Rotonde », dans le quartier de Montparnasse à Paris. A leur arrivée, les policiers ont découvert un départ de feu sur la terrasse fermée. L’incendie a été rapidement circonscrit, a précisé la préfecture de police.

Emmanuel Macron avait organisé un dîner dans cette brasserie où il avait ses habitudes, avec ses soutiens et amis pour fêter sa qualification au second tour de la présidentielle en 2017.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’incendie.

« Les premières investigations s’orientent vers l’hypothèse d’un acte volontaire », a précisé une source proche du dossier.

A l’appui de cette piste, le laboratoire central de la préfecture a relevé sur les lieux des traces d’hydrocarbures, selon des sources judiciaires et proches de l’enquête.

Une précédente tentative d’incendie avait échoué le 9 janvier à l’extérieur de l’établissement.

La candidate de la droite aux élections municipales de mars à Paris, Rachida Dati, s’est dite « préoccupée par l’escalade et la radicalité de la violence qui se propage dans notre pays ».

Vendredi soir, plusieurs dizaines d’opposants à Emmanuel Macron s’étaient rassemblés devant le théâtre parisien des Bouffes du Nord, où il passait la soirée, tentant de forcer l’entrée, avant d’être repoussés par les forces de l’ordre.

« Ce qu’il s’est passé aux #BouffesduNord est inacceptable, inadmissible. Lorsqu’on cherche à s’en prendre au président de la République, on cherche à atteindre l’institution », a dénoncé la députée et porte-parole du parti au pouvoir, LREM, Célia de Lavergne.

Un opposant au président Macron, Taha Bouhafs, placé en garde à vue vendredi après la manifestation devant le théâtre, a été présenté à un juge samedi soir.

Présent dans le théâtre en même temps qu’Emmanuel Macron, il avait filmé le président puis diffusé la vidéo sur Twitter, avec ce message : « Je suis actuellement au théâtre des Bouffes du Nord (Métro La Chapelle). 3 rangées derrière le président de la République. Des militants sont quelque part dans le coin et appellent tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare… la soirée risque d’être mouvementée ».

Il avait ensuite demandé à ses dizaines de milliers d’abonnés s’il devait ou non lancer ses chaussures sur le président, à l’image du célèbre geste d’un journaliste irakien contre le président américain Georges W. Bush en 2008.

M. Bouhafs est accusé de « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « organisation d’une manifestation non-déclarée », a indiqué une source judiciaire.

Son avocat, Arié Alimi, a dénoncé auprès de l’AFP « un dépassement inédit des atteintes à la liberté d’informer et aux droits des journalistes ».

L’image du président Macron s’est fortement dégradée depuis le mouvement des « gilets jaunes », qui protestent depuis plus d’un an contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, qu’ils jugent injuste, et le début du conflit social sur la réforme des retraites, il y a six semaines, début décembre 2019.

Peu visible en public depuis des semaines, Emmanuel Macron n’a pas fait de bain de foule depuis la fin novembre.

De nombreux locaux d’élus de son parti ont aussi été la cible d’actes de vandalisme, suscitant une condamnation de l’ensemble de la classe politique.

Source : SUDINFO.BE

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