De nouveaux impôts pour financer la dette Covid ? -

De nouveaux impôts pour financer la dette Covid ?

L’exécutif plancherait sur plusieurs options afin de financer la lourde dette résultant de la crise sanitaire.

Depuis plusieurs mois, l’Etat dépense sans compter pour tenter d’amortir l’effet de la crise sanitaire. Chômage partiel, annulation de charges, prêts garantis, aides aux divers secteurs impactés… Le troisième budget rectificatif pour 2020 table d’ailleurs sur 136 milliards d’euros pour l’ensemble de ces mesures. Des dépenses qui vont avoir pour conséquence l’envol de la dette publique de la France (121 % du produit intérieur brut en 2020). Si le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé un cantonnement de la dette, deux options s’offriraient au gouvernement pour son financement : le prolongement de la durée de vie de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) et de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), ou une fraction de la TVA, avance Le Figaro.

La CRDS, créée en 1996, a pour seul objectif le remboursement de la dette sociale. Cette taxe, qui avait une durée initiale limitée à treize ans et un mois, a déjà été prolongée de quinze ans par la loi sur l’Assurance-maladie de 2004, puis jusqu’en 2033, ce printemps. Elle pourrait être prolongée jusqu’en 2042 afin de « caler le calendrier des remboursements français de dette Covid sur les échéances allemandes », avance-t-on du côté de Bercy.

Deuxième option pour amortir la dette : la fraction de la TVA, première recette fiscale de l’Etat. Son refléchage semble néanmoins plus improbable. Comme le souligne Le Figaro, cela pourrait accroître le déficit de l’Etat et par conséquent la dette. D’autant que quelques dixièmes des recettes de TVA devraient déjà être redirigés vers les comptes des régions pour compenser la baisse des impôts de production.

Source : CAPITAL

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