Coronavirus: une infirmière chassée de son logement par sa propriétaire, «elle m’a dit qu’elle s’en foutait que j’attrape le virus» (vidéo) -

Coronavirus: une infirmière chassée de son logement par sa propriétaire, «elle m’a dit qu’elle s’en foutait que j’attrape le virus» (vidéo)

La propriétaire a eu des propos honteux envers Mélina. Les larmes aux yeux, elle raconte ce qu’elle vit en ce moment. Vidéo

Coronavirus: une infirmière chassée de son logement par sa propriétaire, «elle m’a dit qu’elle s’en foutait que j’attrape le virus» (vidéo)

Capture vidéo Twitter

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, si la plupart des gens sont très reconnaissants envers le personnel soignant, d’autres le sont nettement moins. Plusieurs histoires honteuses envers les infirmières ou autres membres du personnel médical en première ligne face au coronavirus sont malheureusement à déplorer. À Schaerbeek, un infirmier a été expulsé de son domicile par ses colocataires, qui craignaient qu’il ne leur transmette le virus. Plusieurs agressions ont également eu lieu envers des membres du personnel soignant, qui se font cracher dessus, insulter ou brûler leur véhicule. Des réactions qui font peur, sachant que ces personnes se donnent corps et âme pour sauver des vies depuis plusieurs semaines.

En France, c’est Mélina Flores, une infirmière au service de réanimation de l’hôpital Lapeyronie à Montpellier qui en a malheureusement fait les frais. Ses propriétaires, inquiets à cause du coronavirus, l’ont chassée de son appartement car ils avaient peur qu’elle ne les contamine. « Ils ont coupé l’eau chaude, coupé le chauffage », témoigne la Française avant d’évoquer une phrase prononcée par les propriétaires et qu’elle n’oubliera jamais : « On s’en fout que vous attrapiez le virus et que vous mouriez, du moment que vous ne mourez pas chez nous », lui ont-ils dit. Des propos honteux, auxquels l’infirmière doit faire face alors que la situation dans laquelle elle se trouve est déjà très complexe.

Dans la matinale de BFM TV ce jeudi 2 avril, la mère de famille a expliqué plus en détail ce qu’elle vivait. « Ma fille a un petit appartement de 25 mètres carré sur Montpellier. Au début du confinement j’ai demandé à ma mère et ma fille de venir sur Montarnaud, là où moi je loue. Moi je voulais dormir dans l’appartement de ma fille pour qu’il n’y ait pas de risques par rapport à ma famille. J’en ai informé mes anciens propriétaires. Le lendemain, la propriétaire m’a dit qu’elle n’était pas d’accord, elle était énervée, elle ne voulait rien savoir, elle m’a dit qu’il fallait qu’ils dégagent, qu’elle ne les voulait pas chez elle, qu’on était en période de confinement, qu’elle était fragile, que ces personnes-là allaient lui apporter le virus. Je suis revenue avec mon cousin pour discuter puis c’est là que c’est monté, elle m’a dit qu’elle voulait qu’on parte, qu’on pouvait attraper le virus, ce n’était pas son problème, tant qu’elle, elle était toute seule », témoigne l’infirmière, en pleurs. Elle a décidé de témoigner pour faire en sorte que les personnes qui sont « sur le front » ne soient plus victimes d’actes et de paroles aussi odieux.

Source : SUDINFO

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