Christian Quesada : Jugé à huis clos !

Pandémie oblige, Le procès de Christian Quesada, l’ex-champion des “Douze coups de midi !”, s’est ouvert le mercredi 8 avril en visioconférence… Une situation inédite.

Depuis près d’un mois, la France est quasiment à l’arrêt. Crise sanitaire oblige, la population est confinée chez elle pour une durée indéterminée. Les institutions, quant à elles, tournent au ralenti et remettent la plupart du temps les tâches prévues à un lendemain incertain… Cette situation exceptionnelle n’a toutefois pas empêché le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, de programmer le procès de Christian Quesada, à la date du 8 avril dernier et de s’y tenir.

Mis en examen pour « corruption de mineurs », et « détention d’images à caractère pédopornographiques » le 27 mars 2019, l’ex-champion des Douze coups de midi !, sur TF1, avait immédiatement été placé en détention provisoire.

La durée de cet emprisonnement avant son procès ne pouvant, conformément à la loi, dépasser un an, il était logique que celui qui est également accusé d’avoir abusé de sa notoriété pour aborder des adolescentes via les réseaux sociaux se voie traduit en justice ces derniers jours.


Mais, au regard des conditions exceptionnelles dues à la pandémie de coronavirus, ce n’est évidemment pas dans l’enceinte du tribunal que s’est ouvert cet important procès, mais en visioconférence et sans témoin extérieur !

Cette décision inédite de la cour, la défense de la partie civile ne l’a pas appréciée. « En raison de la crise sanitaire, celui qui a tant cherché la lumière sera jugé dans un huis clos total », a déclaré Céline Astolfe, avocate de la Fondation pour l’enfance, dans Le Parisien, pour déplorer : « La justice à rideaux fermés perd de sa fonction pédagogique. » Avant de renchérir, dans les pages du Point : « La publicité autour de cette affaire est nécessaire […] Le public doit réaliser que derrière chaque cliché pédopornographique il y a une victime. »


Il ne faut en effet pas oublier que pas moins d’un millier de vidéos pédopornographiques et près de 30 000 clichés de même nature ont été retrouvés sur les ordinateurs et téléphone de l’as déchu du petit écran…

Ce père de deux garçons, Robin et Clément, qu’il a eux avec Émilie, une jeune femme rencontrée en 2008 dans un club de jeux, avait déjà été condamné en 2002 pour exhibition sexuelle et en 2009 pour détention d’images pédopornographiques. Le « maître de midi » qui avait accumulé 800 000 euros de gains dans l’émission présentée par Jean-Luc Reichmann, encourt désormais une peine maximale de sept ans de prison et une amende de 100 000 euros…

Source : FRANCEDIMANCHE

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