Castaner demande aux préfets d’accompagner les acteurs du culte musulman -

Castaner demande aux préfets d’accompagner les acteurs du culte musulman

En fin d’année dernière, les assises territoriales de l’islam en France, organisées par la préfecture, avaient souligné les attentes à l’égard d’une structuration à l’échelle départementale du culte musulman. Manière de s’approcher au plus près des spécificités de chaque territoire.

« Des structures de coordination (…) ont ainsi commencé à se mettre en place au cours des dernières années, note la circulaire, qui devait être envoyée à tous les préfets ce lundi. Elles partagent l’ambition de fédérer l’ensemble des lieux de culte d’un département autour de valeurs communes et de l’attachement aux principes et aux valeurs de la République, ainsi que celle de devenir des interlocuteurs réguliers des pouvoirs publics. »

9 décembre 2018 : Christophe CASTENER, ministre de l’Intérieur et des Cultes, lors du Congrès des musulmans de France, à l’institut du monde arabe, Paris (75), France.

Encore faut-il en définir les formes. C’est à ce travail que les préfets vont devoir s’atteler. D’ici septembre, le ministère de l’Intérieur leur demande de « susciter, de favoriser et d’aider à la formalisation des projets, en accueillant et en conseillant les acteurs ». Des acteurs que les préfets doivent avant tout identifier, tout en s’assurant qu’ils « reconnaissent et respectent les lois et valeurs de la République ».

Interrogé par La Voix du Nord ce lundi, Christophe Castaner se défend de vouloir ainsi rajouter une strate d’organisation au Conseil français du culte musulman (CFCM), déjà organisé en instances régionales. Mais cette organisation, que le CFCM devrait conserver pour son prochain mandat, ne répond pas aux attentes des musulmans qui réclament une « représentativité renouvelée », une approche plus locale pour emporter l’adhésion notamment des acteurs « non affiliés aux fédérations », juge le ministre.

« La laïcité, c’est accompagner la pratique d’une religion, poursuit Christophe Castaner. Le paradoxe actuel, c’est que des pays étrangers interviennent dans le financement et l’organisation de l’islam, on ne peut donc s’en désintéresser. Les préfets me feront remonter des propositions en septembre, puis ils réuniront avant la fin de l’année de nouvelles assises. »

Source : LVDN

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