Brigitte Macron fait condamner « Closer » pour atteinte à la vie privée -

Brigitte Macron fait condamner « Closer » pour atteinte à la vie privée

Le magazine people avait révélé l’hospitalisation de la première dame pour une opération de chirurgie esthétique, en août 2019. Il devra lui verser 8 000 euros.

On nous cache tout, on ne nous dit rien. Mais quand on dit, on est condamné ! » commentait, dépité, un observateur se présentant comme photographe, lors d’une audience de novembre 2020, au tribunal judiciaire de Nanterre. Le jugement a été rendu le 27 janvier. Le magazine Closer a été condamné à payer 8 000 euros de dommages et intérêts à Brigitte Macron, ainsi que 2 000 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile (frais de justice).

En août 2019, le journal people avait révélé l’hospitalisation, le 17 juillet, de la Première Dame à l’hôpital américain de Neuilly (Hauts-de-Seine). Selon l’hebdomadaire, une opération de chirurgie esthétique avait mobilisé force moyens de protection pour garantir la confidentialité de l’information.

Brigitte Macron à l’hôpital avec quatre gardes du corps

« Le 17 juillet, vers 13 heures, l’épouse d’Emmanuel Macron arrivait avec deux voitures et quatre gardes du corps. Un peu plus tard, c’est Jupiter lui-même qui débarquait pour retrouver son épouse, venue subir une opération esthétique nécessitant une anesthésie générale de trois heures. En fin de journée, elle était emmenée à La Lanterne (l’une des résidences du président de la République, à Versailles), dont elle n’était ressortie qu’une semaine plus tard, pour gagner Brégançon (autre résidence, Var), avec son mari », écrivait Closer.

Les journalistes avaient enquêté après avoir remarqué l’absence de Brigitte Macron à une réception où le président de la République avait convié les ministres et leurs épouses, avant les vacances d’été du gouvernement. L’Élysée avait fait répondre que Brigitte Macron était en famille à La Lanterne.

Certes, comme souvent, les communicants officiels n’avaient qu’à moitié menti. Ils avaient omis de préciser que Brigitte Macron était en réalité en convalescence. Autant d’informations qui n’ont pas été contestées par le tribunal judiciaire de Nanterre. Mais Closer n’aurait pas dû l’écrire, car, en dévoilant cet aspect de la vie privée de la première dame, le magazine a porté atteinte à sa vie privée.

« Protection de la vie privée et droit à l’information  »

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