Aurore Bergé : contre le RN, "on devra prendre nos responsabilités" -

Aurore Bergé : contre le RN, « on devra prendre nos responsabilités »

A neuf jours du premier tour des élections régionales, Aurore Bergé (LREM) a précisé la stratégie de sa formation politique pour faire obstacle au RN dans toutes les régions. 

Le parti présidentiel LREM entend faire « échec dans toutes les régions au Rassemblement national » pour éviter une « banalisation » de la capacité du parti de Marine Le Pen à accéder au pouvoir, a souligné vendredi 11 juin sa présidente déléguée Aurore Bergé.

« Je souhaite qu’on fasse échec dans toutes les régions au Rassemblement national, au risque sinon d’une banalisation de la capacité du Rassemblement national à accéder aux responsabilités et au pouvoir ». Car « ça ne sera jamais banal que le Rassemblement national puisse gagner une collectivité, qu’on ait des maires du Rassemblement national et encore moins des présidents de régions demain », a-t-elle fait valoir dans l’émission de France 2 Les 4 vérités à neuf jours du premier tour des régionales.

Interrogée pour savoir si La République en marche appellerait à voter pour le président sortant des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) s’il est au second tour face au candidat RN Sébastien Chenu, Aurore Bergé a dit n’avoir « jamais eu aucune ambiguïté sur ce sujet : si le Rassemblement national est en capacité de gagner et que nous ne sommes pas en capacité de le faire battre, alors on devra prendre nos responsabilités et on devra évidemment appeler à voter pour celui qui pourra le faire battre ».

La réciproque attendue 

Le député et porte-parole du parti Mounir Mahjoubi avait précisé fin mai cette stratégie: à l’issue du premier tour, « ceux avec qui on pense que sur nos piliers et nos valeurs on est capable de faire alliance, on fera alliance.

Ceux avec qui on pense que ce n’est pas possible et si le RN représente un danger, on aura la responsabilité de se retirer », avait-il dit.



Pour Aurore Bergé, « la réciproque est attendue », non pas pour LREM « en tant que parti politique mais par les Français en termes de clarté vis-à-vis du positionnement des partis politiques à l’égard du Front national ». Le chef de file des députés LREM Christophe Castaner avait défendu fin mai la stratégie du « front républicain » au second tour des régionales contre le Rassemblement national qu’il avait qualifié de « parti raciste ».

« Réinventer le front républicain »

Sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal s’est prononcé jeudi matin pour que des personnalités d’une liste en mauvaise posture pour l’emporter au second tour, rejoignent la liste en capacité de se maintenir face au RN. « Cela permet de réinventer le front républicain et cela permet d’éviter l’effacement d’une force politique. Ainsi vous aurez dans l’opposition au conseil régional, pas uniquement le Rassemblement national mais d’autres tendances, certes minoritaires. (…) Si nous sommes en tête dans une région, où le RN risque de l’emporter, évidemment qu’on ouvrira nos listes et qu’on permettra à d’autres formations politiques d’être représentées ».

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